Soupçons de financement libyen: Nicolas Sarkozy placé en garde à vue
20 mars 2018
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Soupçons de financement libyen: Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

La campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 a-t-elle profité de financements libyens? L’ex-chef de l’Etat a été placé en garde à vue mardi, pour la première fois dans ce dossier sur lequel les juges enquêtent depuis cinq ans.

L’ancien président est entendu depuis mardi matin par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, près de Paris, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête, confirmant une information du Monde et de Mediapart.

A l’issue de cette garde à vue susceptible de durer jusqu’à 48 heures, il peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d’une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.

Cette mesure coercitive est possible dès lors qu’il existe « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner » qu’une personne a commis une infraction punie d’une peine d’emprisonnement, d’après les textes.

Le député européen Brice Hortefeux, un très proche qui fut ministre de l’Intérieur pendant le quinquennat Sarkozy (2007-2012), est pour sa part entendu en audition libre, a indiqué une source proche du dossier.

Contactés par l’AFP, les avocats de MM. Sarkozy et Hortefeux n’avaient pas réagi dans l’immédiat.

Cette nouvelle étape marque un coup d’accélérateur dans ce dossier tentaculaire instruit par des magistrats du pôle financier depuis 2013.

Les juges s’intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. D’anciens dignitaires de Tripoli et l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine ont évoqué la thèse de versements au profit de la campagne de Nicolas Sarkozy. D’autres responsables de ce pays les ont démentis et l’ancien chef de l’Etat a toujours rejeté ces accusations.

L’enquête, ouverte notamment pour détournements de fonds publics et corruption active et passive, a été élargie en janvier à des soupçons de « financement illégal de campagne électorale », selon une source proche du dossier. Cette décision fait suite à un rapport des policiers anticorruption de l’OCLCIFF, daté de septembre, qui pointait la circulation d’espèces dans l’entourage de Sarkozy durant la campagne 2007.

Avec  AFP

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