Sahara occidental : Téhéran dément ‘’fermement’’ les accusations du Rabat
3 mai 2018
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Sahara occidental : Téhéran dément ‘’fermement’’ les accusations du Rabat

Téhéran a démenti « fermement » mercredi les accusations du Maroc, qui a rompu la veille ses relations diplomatiques avec l’Iran en lui reprochant d’avoir facilité une livraison d’armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental.

Vaste territoire désertique, le Sahara occidental est revendiqué par le Maroc -qui en contrôle la majeure partie- et par le Polisario, qui réclame un référendum d’autodétermination.

Rival régional de l’Iran, l’Arabie saoudite s’est placé du côté du royaume chérifien dans la querelle tandis qu’un responsable du Front Polisario rejetait catégoriquement les accusations marocaines.

Rabat, qui entretient d’étroites relations avec Ryad, a accusé Téhéran d’apporter un soutien militaire au Front Polisario –historiquement soutenu par l’Algérie–, par l’intermédiaire de son allié du Hezbollah libanais.

« Cette affaire est totalement dénuée de fondement », a réagi le ministère iranien des Affaires étrangères, assurant que l’Iran avait toujours respecté la « souveraineté et (la) sécurité » des pays avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, et « la non ingérence dans (leurs) affaires ».

Mais le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita a réitéré ses accusations contre Téhéran mercredi.

« Le Maroc a présenté des preuves irréfutables et détaillées (…) sur le rôle du Hezbollah, avec l’implication de l’ambassade iranienne à Alger dans des actions de formation militaire, de livraisons d’armes et d’entraînement à des opérations de guérilla urbaine », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les livraisons d’armes incluent, selon Rabat, des missiles sol-air de type Strela « Sam 9 » et « Sam 11 », a-t-il précisé à l’AFP en marge d’une conférence euro-africaine à Marrakech.

Le Maroc avait déjà rompu ses relations avec l’Iran début 2009, en dénonçant notamment un « activisme » religieux de Téhéran dans le royaume, avant de les rétablir en 2014.

Avec AFP

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