Retraite précoce pour Nicolas Sarkozy
21 novembre 2016
0 commentaire
Share

Retraite précoce pour Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy ne trumpera pas le peuple français. Il s’était sans doute remis à y penser le matin en se rasant ou le soir en allant se coucher. Il n’avait probablement d’ailleurs jamais cessé d’y songer depuis sa déculottée électorale de mai 2012. Mais redevenir Président de la République française était finalement un espoir trop inaccessible pour celui qui aura exercé les plus hautes fonctions et étalé en son temps ses excès et ses limites. Le peuple de droite et les autres Français qui ont choisi de se mêler de près aux primaires de la Droite et du Centre en ont décidé ainsi : pour Nicolas Sarkozy, sauf ambitions mal réfrénées, la politique, c’est fini !

Que ce soit en France ou ailleurs comme on a pu le voir aux Etats-Unis d’Amérique par ces temps derniers, il ne faut plus se fier aux sondages d’opinion. Autant Donald Trump a déjoué les pronostics pour entrer à la Maison Blanche comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, autant François Fillon vient en France de briser les espoirs de Nicolas Sarkozy et dans une moindre mesure d’Alain Juppé, relégués respectivement aux 3e et 2erangs des résultats des élections primaires de la Droite et du Centre en France. François Fillon qui n’était attendu au mieux que 2e, et encore, cette perspective n’est apparue que dans les derniers jours de la campagne électorale.

Le résultat en tout cas, c’est que le plus teigneux, le plus controversé des politiciens français de ces dernières décennies va devoir, et il semble l’avoir compris, se mettre à la retraite. C’est lui qui, finalement se sera laissé trumper par la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis. Décomplexé, excessif, voire même hystérique selon les termes d’électeurs français partisans de certains de ses adversaires, Nicolas Sarkozy aura décidé de compter sur la démesure  pour capter le vote de ses compatriotes. Mais il faut croire que soit, les Français ne voulaient pas donner caution à des écarts  de langage, de politique, de perspectives extrémistes, soit ils faisaient bien mieux confiance à l’autre leader d’extrême-droite, la vraie, Marine Lepen, pour porter ces idéaux-là. En attaquant de front et sans relâche Alain Juppé qu’il considérait comme trop modéré, Nicolas Sarkozy aura fini par faire la campagne de François Fillon. Preuve s’il en fallait encore que lui, avait perdu sa capacité à convaincre sur son propre compte.

Au-delà de la retraite anticipée de l’ex-président français, il parait que c’est la présidentielle de 2017 qui est en train de se jouer en anticipé sous nos yeux. Les sondages d’opinion, encore eux, anticipent une défaite devenue inéluctable de la Gauche, surtout si elle est représentée à cette élection par l’actuel président de la République, mais aussi un rejet du programme de l’extrême-droite à laquelle les Français, au contraire des Américains, ne seraient pas encore prêts à confier le pouvoir. La défaite de Nicolas Sarkozy face aux siens, devrait peut-être donner un signal à la vague bleue marine du Front national. Rien n’est joué.

Mais pour en revenir à lui, un boulimique de la politique comme l’ancien Président de la République française pourra-t-il vraiment se passer de se mêler de la vie de son pays comme le recommande ce nouveau revers que lui ont infligé les Français ? Je suis prêt à parier que non. Les formes changeront sans doute, mais on n’a pas fini d’entendre parler du fils de hongrois qui devint président chez les gaulois.

C’est mon opinion, et je la partage.

James-William GBAGUIDI

Commentaires

Aucun commentaire Être le premier à donner son avi

Rédiger un commentaire

Vos données sont en sécurité! Votre adresse e-mail ne sera pas rendu publique. Nous ne partageons pas vos informations avec de tiers personnes. Les champs obligatoires sont marqués par *