L’UE oppose une fin de non-recevoir aux indépendantistes catalans
30 octobre 2017
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L’UE oppose une fin de non-recevoir aux indépendantistes catalans

L’Union européenne s’est refusée vendredi à reconnaître l’indépendance unilatéralement proclamée par le Parlement de Catalogne, réitérant sans surprise son soutien ferme à Madrid.

« Pour l’UE, rien ne change. L’Espagne reste notre seule interlocutrice », a assuré Donald Tusk, le président du Conseil de l’UE, qui représente les 28 Etats membres.

Tusk a néanmoins exhorté le gouvernement espagnol à « privilégier la force de l’argument à l’argument de la force », dans un message de réaction sur son compte Twitter.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, – un libéral francophone à la tête d’une coalition comprenant des nationalistes flamands – a lui aussi appelé au « dialogue » et à « une « solution pacifique dans le respect de l’ordre national et international ».

En adoptant vendredi une résolution déclarant que la Catalogne devient un « Etat indépendant prenant la forme d’une République », le Parlement catalan a pressé l’UE d' »intervenir pour arrêter la violation des droits civiques et politiques » par Madrid.

Mais depuis le début de la crise catalane, Bruxelles n’a pas varié dans son appui aux autorités de Madrid au nom du « respect » de la Constitution espagnole.

« Ce qui arrive actuellement est très difficile pour toutes les parties mais nous, en tant qu’Union européenne, nous devons défendre l’ordre constitutionnel en Espagne », a répété vendredi le commissaire européen Carlos Moedas.

Jusqu’à présent, Madrid a voulu éviter que la question catalane soit traitée dans le cadre européen et les institutions de Bruxelles ont toujours considéré qu’il s’agissait d’une « affaire intérieure » espagnole.

De toute façon, une Catalogne indépendante – même si sa séparation d’avec l’Espagne était reconnue, ce qui est loin d’être le cas – serait automatiquement exclue de l’UE, qu’elle ne pourrait rejoindre qu’après un nouveau processus d’adhésion.

En effet, aux termes de la position juridique dite « doctrine Prodi », du nom de Romano Prodi, l’ancien président de l’exécutif européen, un Etat né d’une sécession au sein de l’UE n’est pas automatiquement considéré comme faisant partie de l’Union.

Il lui faudrait donc « se porter candidat pour devenir un membre de l’Union », puis des négociations seraient engagées pour l’intégrer à l’UE après un feu vert à l’unanimité des Etats membres.

 

Avec AFP

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