L’OMS : la nomination de Mugabé comme  ambassadeur de bonne volonté annulée
23 octobre 2017
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L’OMS : la nomination de Mugabé comme ambassadeur de bonne volonté annulée

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé a annoncé avoir annulé dimanche la nomination du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS, tentant de mettre fin à la polémique.

« Au cours des derniers jours, j’ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS (…) en Afrique. En conséquence, j’ai décidé d’annuler cette nomination », a écrit dans un communiqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères.

Le choix du président Mugabe annoncé cette semaine par le directeur général de l’OMS avait provoqué une levée de boucliers d’ONG dénonçant l’effondrement du système de santé zimbabwéen sous le régime Mugabe, mais aussi de pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada.

Tedros, qui a pris la direction de l’agence en juillet et est le premier Africain a occuper ce poste, a ajouté dans son communiqué avoir « écouté attentivement » les critiques et parlé au gouvernement zimbabwéen.

« Nous avons conclu que cette décision servait au mieux les intérêts de l’Organisation mondiale de la santé », a-t-il expliqué.

Au Zimbabwe, le ministre de l’Education supérieure, Jonathan Moyo, a réagi en disant que l’OMS risquait « de perdre tout son respect et sa bonne volonté » dans un tweet transmis avant la décision de dimanche.

Tedros avait annoncé en Uruguay la nomination du président Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS en félicitant le Zimbabwe, « un pays qui place la couverture universelle de santé et la promotion de la santé au centre de sa politique consistant à assurer la santé à tous ».

ONG, experts et militants ont cependant dénoncé le choix de l’OMS, critiquant l’effondrement du système de santé du Zimbabwe pendant les 37 années au pouvoir de M. Mugabe, un régime autoritaire et répressif. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement

 

Avec AFP

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