Le Pen: « le risque zéro n’existe pas » en matière terroriste
19 avril 2017
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Le Pen: « le risque zéro n’existe pas » en matière terroriste

AFP/Archives / Alain JOCARDLa candidate du Front National à la présidentielle, Marine le Pen, le 15 avril 2017 à Perpignan

Marine Le Pen a souligné mercredi que « le risque zéro » en matière terroriste « n’existe pas », après avoir affirmé lundi qu’avec elle à l’Élysée, les attentats de Toulouse et Montauban en 2012 puis ceux de 2015 auraient pu être évités.

« Avec moi, il n’y aurait pas eu Mohammed Merah », « il n’y aurait pas eu les terroristes migrants du Bataclan et du Stade de France » de novembre 2015, a assuré Mme Le Pen lors d’un meeting lundi au Zénith de Paris.

« Le risque zéro, je l’ai dit dans mon discours, n’existe pas. Mais ce qui est honteux c’est de ne pas tout mettre en œuvre pour permettre de diminuer la menace », a-t-elle déclaré mardi sur RMC et BFMTV.

« Je n’ai pas dit que le risque zéro était possible. Je dis que là, on est au risque 100% », a insisté la présidente du FN. Alors que « les mesures que je veux mettre en œuvre n’auraient pas permis à ces personnes d’être soit sur le territoire, soit en liberté ».

« Je souhaite que les fichiers S étrangers soient immédiatement expulsés de notre pays. Or c’était le cas par exemple de l’assassin épouvantable de Nice », a-t-elle dit. Comme on lui faisait observer que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’était en réalité pas fiché pour radicalisation, Mme Le Pen a poursuivi: « il avait été condamné ». « Tous les étrangers qui sont fichés S ou qui ont été condamnés, quel que soit le délit, doivent rentrer chez eux ».

« Tout fichier S étranger doit être immédiatement expulsé. Tous étranger condamné à un délit ou à un crime doit être expulsé de notre territoire ». « Tous les binationaux fichés S doivent faire l’objet d’une procédure, d’une condamnation à la déchéance de la nationalité et d’une expulsion ». « Quant aux Français qui sont coupables de relations avec une entreprise terroriste, ils doivent être jugés et condamnés en vertu de l’article 411-4 sur l’intelligence avec l’ennemi », a-t-elle développé.

Mme Le Pen souhaite également « supprimer l’acquisition quasi automatique (de la nationalité) que permet le droit du sol ».

« La naissance sera un des critères. Mais si quelqu’un naît sur le territoire français qui demande sa nationalité à dix-huit ans et a un casier judiciaire long comme celui de Mohammed Merah, il n’aura pas la nationalité française ».

Avec AFP

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