Elections en Bolivie : le président Morales compare la grève générale à un « coup d’Etat »
23 octobre 2019
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Elections en Bolivie : le président Morales compare la grève générale à un « coup d’Etat »

Une grève générale a commencé mercredi en Bolivie, où de nouveaux incidents ont éclaté pour protester contre le dépouillement des bulletins de vote après la présidentielle de dimanche qui donne quasiment la victoire au président sortant, le socialiste Evo Morales, pour lequel ce mouvement est un « coup d’Etat ».

« Un processus de coup d’Etat est en cours (…) la droite s’est préparée, avec le soutien international, à un coup d’Etat », a déclaré mercredi devant la presse le dirigeant socialiste de 59 ans, faisant allusion aux manifestants qui « ne laissent pas le dépouillement des bulletins de vote se faire » et « incendient des structures de l’Etat ».

De nouveaux affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu dans la soirée à La Paz et ailleurs en Bolivie et le feu a été mis au tribunal électoral départemental à Santa Cruz (est), la locomotive économique du pays et le bastion de l’opposition au gouvernement. Trois autres instances locales chargées de superviser les scrutins ont été incendiées depuis dimanche.
« La Bolivie, ce n’est pas le Venezuela », pouvait-on lire sur un graffiti à Santa Cruz, la principale ville de Bolivie, qui tournait au ralenti et où des affrontements entre manifestants des deux camps ont éclaté dans la matinée, a constaté l’AFP.

« Je veux appeler le peuple bolivien à se mobiliser de manière pacifique et dans le cadre de la Constitution, pour défendre la démocratie », a encore dit Evo Morales, qui a décrété « un état d’urgence ».
En réponse à la grève générale, un groupe de syndicats d’ouvriers et de paysans proches du pouvoir, la Conalcam, a enjoint à ses militants de défendre les résultats officiels et appelé à un rassemblement mercredi à La Paz qui devrait être une démonstration de force en soutien à M. Morales, le premier chef de l’Etat indigène.

Le lent comptage officiel des votes se poursuivait mercredi. Pour éviter un second tour, le candidat en tête doit obtenir la majorité absolue ou au moins 40% des suffrages et 10 points de pourcentage d’écart sur le deuxième.

Avec AFP

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