Côte d’Ivoire : nouveaux affrontements entre policiers et étudiants à Abidjan
18 septembre 2017
0 commentaire
Share

Côte d’Ivoire : nouveaux affrontements entre policiers et étudiants à Abidjan

Des nouveaux affrontements ont éclaté ce lundi 18 septembre 2017 entre policiers et étudiants qui protestaient à Abidjan contre une « hausse abusive des frais d’inscription » pour la rentrée.

La police a lancé des gaz lacrymogènes et utilisé des jets d’eau pour disperser les étudiants, qui ont mis en place des barrages, jeté des pierres et autres projectiles ou tiré avec des lance-pierres. Ces incidents se sont déroulés dans le quartier chic de Cocody qui abrite l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et les campus universitaires.

« Nous projetions une marche vers les bureaux du ministère de l’Education pour dénoncer des cotisations qui s’élèvent à 20.000 fcfa (30,50 euros) en plus des 6.000 FCFA (9,15 euros) normalement perçus pour les droits d’inscriptions », a affirmé Sylvère Kennedy, responsable à la Communication de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).

« Nous disons non à cette escroquerie rentable et organisée, cautionnée par le ministère », a-t-il déclaré.

AFP / Sia KAMBOU
La police ivoirienne affronte la colère des étudiants devant l’Université Felix Houphouet Boigny à Abidjan, le 18 septembre 2017.

Un autre syndicaliste a fait état d’une « hausse artificielle », chaque établissement faisant payer des « frais » supplémentaires, au-delà du coût d’inscription qui revient à l’Etat.

Par ailleurs, la police ivoirienne a retiré lundi la carte mémoire d’un photographe de l’AFP qui couvrait la manifestation.

Mercredi, des échauffourées avaient déjà eu lieu entre forces de l’ordre et étudiants, pour les mêmes raisons. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés parmi les étudiants, selon une source syndicale.

La ministre ivoirienne de l’Education Kandia Camara, a assuré qu’il n’y avait « aucune augmentation » des droits d’inscription. Mme Camara a même menacé « d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de Fulgence Assi, secrétaire général de la Fesci, après des casses perpétrées dans certains établissements ».

De son côté, Fulgence Assi a menacé de porter plainte contre la ministre de l’Education devant l’Unesco, pour « non respect des normes de l’éducation ».

Les affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ne sont pas rares en Côte d’Ivoire. La Fesci, puissant et sulfureux syndicat proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, est souvent à l’origine des manifestations parfois violentes.

Créée en 1990 à l’avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a été accusée par des ONG nationales et internationales de violences à l’égard des opposants de M. Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant. Ce que dément formellement les responsables de la Fesci

 

Avec AFP

Commentaires

Aucun commentaire Être le premier à donner son avi

Rédiger un commentaire

Vos données sont en sécurité! Votre adresse e-mail ne sera pas rendu publique. Nous ne partageons pas vos informations avec de tiers personnes. Les champs obligatoires sont marqués par *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.