Brexit : la bataille contre le « no deal » devant les tribunaux
29 août 2019
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Brexit : la bataille contre le « no deal » devant les tribunaux

Les opposants à un Brexit dur ont lancé jeudi une bataille judiciaire contre la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement pendant plus d’un mois, qui a indigné une bonne partie du pays et entraîné la démission de la très populaire cheffe des conservateurs écossais.

Ruth Davidson, favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’UE, a évoqué « le conflit » qu’elle a « ressenti sur le Brexit » dans sa lettre de démission et exhorté Boris Johnson à trouver un terrain d’entente avec l’Union européenne. La quadragénaire à la personnalité joviale et charismatique avait su redonner un nouveau souffle au Parti conservateur en Ecosse, qu’elle dirigeait depuis 2011.

La décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement à partir de la deuxième semaine de septembre et jusqu’au 14 octobre, deux semaines avant le Brexit, a suscité une vague d’indignation au Royaume-Uni, berceau du parlementarisme moderne.

M. Johnson a dit vouloir mettre ce temps à profit pour élaborer une nouvelle politique « ambitieuse » pour le pays. Mais l’opposition y voit une manoeuvre pour empêcher les députés de bloquer un Brexit dur, que le gouvernement s’est dit prêt à mettre en oeuvre s’il ne trouve pas de compromis avec Bruxelles sur les conditions de la sortie de l’UE le 31 octobre.

« Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire moderne où la suspension a été utilisée de cette façon », a dénoncé Gina Miller, une femme d’affaires et militante anti-Brexit qui a engagé un recours devant la justice anglaise. « Elle est manifestement utilisée (…) pour empêcher le Parlement de légiférer contre une absence d’accord », a-t-elle ajouté sur la BBC.

Mme Miller avait déjà gagné en 2017 une bataille juridique pour forcer le gouvernement, alors dirigé par Theresa May, à consulter le Parlement sur le processus de retrait.

Un groupe d’environ 75 parlementaires pro-UE a de son côté demandé à la plus haute instance civile d’Ecosse d’être entendu en urgence dans l’attente d’une audience sur le fond le 6 septembre.

Avec AFP

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