Brésil/ Justice : le président Michel Temer formellement accusé de corruption
27 juin 2017
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Brésil/ Justice : le président Michel Temer formellement accusé de corruption

AFP / EVARISTO SALe président brésilien Michel Temer sle 26 juin 2017 à Brasilia

Le procureur-général du Brésil a présenté lundi soir une demande de mise en accusation formelle contre le président Michel Temer pour corruption passive, une procédure inédite qui pourrait sonner le glas d’un mandat secoué par les affaires.

« Rien ne nous détruira, ni moi, ni mes ministres », a-t-il affirmé lors d’un discours au Palais de Planalto.

Pour que le président soit inculpé et traduit devant la Cour suprême, la demande du procureur-général Rodrigo Janot doit être acceptée par les deux tiers des députés. Dans ce cas, M. Temer serait écarté du pouvoir pour une durée pouvant s’étendre à 180 jours.

Le procureur-général du Brésil a présenté lundi soir une demande de mise en accusation formelle contre le président Michel Temer pour corruption passive, une procédure inédite qui pourrait sonner le glas d’un mandat secoué par les affaires.

Quelques heures avant de devenir le premier président du Brésil à faire l’objet d’une telle demande, M. Temer s’était pourtant dit indestructible.

« Rien ne nous détruira, ni moi, ni mes ministres », a-t-il affirmé lors d’un discours au Palais de Planalto.

Pour que le président soit inculpé et traduit devant la Cour suprême, la demande du procureur-général Rodrigo Janot doit être acceptée par les deux tiers des députés. Dans ce cas, M. Temer serait écarté du pouvoir pour une durée pouvant s’étendre à 180 jours.

Le procureur général accuse notamment M. Temer de s’être « prévalu de sa condition de chef d’État » pour recevoir 500.000 réais (environ 150.000 dollars) de pots-de-vins de la part du géant de la viande JBS, impliqué dans le gigantesque scandale de corruption qui touche le Brésil, selon l’acte d’accusation rendu public par la Cour Suprême (STF).

La crise politique a atteint son paroxysme à la mi-mai, avec la révélation d’un enregistrement sonore compromettant dans lequel le chef de l’État semble donner son accord à un des propriétaires de JBS pour acheter le silence d’un ex-député aujourd’hui en prison.

Il y a deux semaines, il a échappé de justesse à la justice électorale, bénéficiant d’un non-lieu dans une affaire de financement illégal de campagne qui aurait pu lui coûter son mandat.

« Il n’y a pas de plan B, il faut continuer à aller de l’avant », a insisté M. Temer, en référence aux mesures d’austérité que son gouvernement tente de mettre en place pour sortir le pays d’une récession historique.

 

Avec AFP

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