Algérie: les manifestations se poursuivent en dépit des promesses de Bouteflika
5 mars 2019
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Algérie: les manifestations se poursuivent en dépit des promesses de Bouteflika

Plusieurs milliers d’étudiants défilent à nouveau mardi dans la capitale et dans plusieurs villes d’Algérie contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika, repoussant les promesses du chef de l’Etat de réformer et de ne pas aller au bout de son éventuel nouveau mandat.

« Hé Bouteflika, il n’y aura pas de 5e mandat » ou « Ramenez les commandos de l’armée et la BRI (unité d’intervention de la police), il n’y aura pas de 5e mandat », chantent les étudiants dans le centre d’Alger, largement applaudis par les badauds sur les trottoirs ou à coups de klaxons par les automobilistes.

Plusieurs milliers d’étudiants des diverses universités d’Oran, deuxième ville du pays, ont convergé vers le centre-ville, a rapporté à l’AFP un journaliste local sur place, évoquant une « mobilisation très forte ».

Des milliers d’étudiants, accompagnés par des professeurs manifestent également à Constantine, troisième ville du pays, selon un journaliste local sur place, et à Annaba, la quatrième, où un journaliste local a fait état d’un cortège « imposant » de plusieurs milliers de personnes.

Selon un habitant, contacté par l’AFP, des milliers d’étudiants manifestent également à Béjaïa (180 km à l’est d’Alger), en Kabylie.

AFP / RYAD KRAMDI
Des étudiants algériens manifestent contre un 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 5 mars 2019

Des étudiants manifestent en nombre également à Blida, Bouira ou Tizi-Ouzou, selon le site d’information TSA (Tout sur l’Algérie), ainsi qu’à Sétif et Tlemcen, selon le site du quotidien El Watan.

Dans la capitale, où les manifestations, supposées totalement interdites depuis 2001, sont désormais quasiment quotidiennes depuis dix jours, les étudiants des différentes universités d’Alger s’étaient donné rendez-vous via les réseaux sociaux devant la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur de la ville.

Déployée en nombre dans le centre de la capitale, la police n’est pas intervenue, se contentant de cantonner, via des cordons d’agents en tenue anti-émeutes, les étudiants à l’intérieur d’un périmètre de quelques artères alentour.

Les manifestants se sont contentés de faire demi-tour à chaque fois qu’ils étaient bloqués, sans chercher à forcer les cordons et aucun incident n’a été signalé.

Le président Abdelaziz Bouteflika, 82 ans et affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC, est la cible d’une contestation jamais vue depuis qu’il a été élu à la tête de l’Etat il y a 20 ans, déclenchée par l’annonce de sa volonté de briguer un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

L’enregistrement de sa candidature dimanche au Conseil constitutionnel a été assortie d’engagements destinés à calmer la colère: ne pas aller au bout de son mandat et quitter le pouvoir après une série de réformes profondes notamment.

 

EDEN TV  avec  AFP

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