Afrique du Sud : tirs de balles en caoutchouc après une nouvelle nuit de pillages
3 septembre 2019
0 commentaire
Share

Afrique du Sud : tirs de balles en caoutchouc après une nouvelle nuit de pillages

La police sud-africaine a tiré des balles en caoutchouc mardi à Johannesburg pour prévenir de nouveaux pillages, après une deuxième nuit de violences et de saccages dirigés contre les étrangers.
Des commerces ont été brûlés dans la nuit de lundi à mardi dans la plus grande ville du pays, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les rues du township d’Alexandra, qui jouxte le quartier financier moderne de Sandton, étaient jonchées mardi de pierres, de briques et de cendres. Des policiers patrouillaient en tirant des balles en caoutchouc contre de jeunes gens, afin d’éviter de nouveaux pillages.

« Ils ont tout brûlé », a témoigné à l’AFP un commerçant originaire de Bangladesh, Kamrul Hasan, devant son commerce incendié.
« Tous les six mois, c’est la même chose. Alors pourquoi rester ici? J’ai tout perdu. Si le gouvernement (sud-africain) paie mon billet d’avion, je rentrerai au Bangladesh », a-t-il assuré.

L’Afrique du Sud, économie subsaharienne la plus développée du continent, est régulièrement secouée par des violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage et la pauvreté.
« On ne peut pas permettre aux gens de faire la loi », a estimé David Makhura, le « Premier ministre » de la province du Gauteng, qui inclut Johannesburg et la capitale Pretoria.

« Il n’existe pas un seul pays où il n’y ait pas d’étrangers. Tous les pays sont confrontés aux problèmes des réfugiés, des demandeurs d’asile », a-t-il ajouté devant la presse dans le township d’Alexandra.

Avec AFP

Commentaires

Aucun commentaire Être le premier à donner son avi

Rédiger un commentaire

Vos données sont en sécurité! Votre adresse e-mail ne sera pas rendu publique. Nous ne partageons pas vos informations avec de tiers personnes. Les champs obligatoires sont marqués par *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.